Face à un arrêt cardiaque au travail, le protocole « que faire » devient une question vitale: il faut constater l’inconscience et l’absence de respiration normale, appeler le 15 ou le 112 sans délai, commencer immédiatement les compressions thoraciques, puis utiliser le défibrillateur automatisé externe (DAE) dès qu’il est disponible.
Un arrêt cardiaque est une cessation brutale de l’activité cardiaque, distincte d’un simple malaise: la victime ne répond pas et ne respire pas normalement. Aucune compétence médicale n’est requise pour agir. En France, toute personne est habilitée à utiliser un DAE. Et l’appareil guide lui-même l’utilisateur au moyen d’instructions vocales.
Le massage cardiaque doit se poursuivre sans interruption inutile entre les analyses et après chaque choc, jusqu’à la prise en charge par les secours.
- Appelez le 15 ou le 112 en mode haut-parleur pour rester auprès de la victime tout en suivant les consignes des secours.
- Le DAE complète la chaîne de survie, mais ne remplace ni l’alerte ni les compressions thoraciques: les trois gestes fonctionnent ensemble.
Avant de toucher la victime, la priorité absolue est de s’assurer que la zone ne présente aucun danger pour les témoins ni pour les sauveteurs. Un environnement de travail peut exposer à plusieurs risques, spécialement électriques, mécaniques, chimiques ou liés à un incendie. Approcher sans vérifier, c’est risquer de faire une deuxième victime.

- Repérer et neutraliser les dangers immédiats
Observez la zone sans vous approcher: repérez une machine en marche, un câble électrique au sol, un produit chimique renversé ou un véhicule en mouvement. Si possible, coupez l’alimentation électrique ou interrompez l’activité dangereuse. Vous pouvez approcher seulement quand la zone est sûre. - Écarter les collègues et organiser l’espace
Demandez à un témoin précis de guider les secours jusqu’à l’entrée du bâtiment. Désignez un autre collègue pour localiser et apporter le DAE. Répartir les rôles dès ces premières secondes évite l’immobilisme collectif. - Ne déplacer la victime qu’en cas de danger immédiat
Un déplacement inutile peut aggraver un traumatisme associé. Déplacez la victime uniquement si elle se trouve dans une zone manifestement dangereuse, comme à proximité d’un incendie ou sous une charge instable.
La sécurisation doit rester rapide: selon l’INRS, chaque minute compte dans la chaîne de survie. C’est pourquoi elle ne doit jamais devenir un prétexte à l’inaction. Mais le signal de départ d’une intervention coordonnée.
Une fois la zone sécurisée, deux signes suffisent pour décider: la victime répond-elle et respire-t-elle normalement? Selon l’INRS, l’absence de respiration normale impose d’agir sans délai.
Trois gestes courts aident à trancher, sans matériel ni connaissances médicales.

- Parler à la victime et stimuler doucement ses épaules
Adressez-vous à elle à voix haute et demandez-lui si elle vous entend. Sans réponse, la personne est inconsciente. - Observer la respiration
Regardez le ventre et la poitrine pour repérer une respiration absente ou anormale. Or cette situation est traitée comme un arrêt cardiaque: n’attendez pas d’autre confirmation. - Faire alerter les secours en restant auprès de la victime
Le 15, le 18 ou le 112, si possible en haut-parleur pour suivre les consignes. Ensuite, les compressions thoraciques démarrent sans attendre.
En cas de doute, mieux vaut lancer la chaîne de survie que perdre des secondes à chercher d’autres signes. Les repères qui structurent l’organisation des secours sont présentés en détail par l’INRS sur le matériel de premiers secours.
Une fois les compressions thoraciques engagées, l’alerte aux secours doit être donnée sans délai. L’INRS recommande de composer le 15 ou le 112 en mode haut-parleur: cela aide à rester physiquement auprès de la victime tout en suivant les consignes de l’opérateur.

Pour que les secours interviennent efficacement, l’appel doit contenir trois informations clés: l’adresse exacte ou la localisation précise du site, l’état de la victime (inconsciente et ne respirant pas normalement) et la présence ou l’arrivée imminente d’un défibrillateur automatisé externe. Ne raccrochez pas avant que l’opérateur ne vous l’indique.
Pendant ce temps, les rôles se répartissent naturellement entre les personnes présentes. Celui qui effectue les compressions reste concentré sur la victime.
Un collègue prend en charge l’appel si la situation l’exige. Un troisième se poste à l’entrée du bâtiment pour guider les secours jusqu’au lieu exact. Car chaque minute gagnée à l’accès compte autant que les gestes eux-mêmes.
Astuce de pro: si votre site dispose d’un DAE déclaré au registre national Géo’DAE, les opérateurs du 15 peuvent localiser l’appareil le plus proche et orienter un secouriste vers lui pendant que vous maintenez les compressions.
Le massage cardiaque est le pivot de la chaîne de survie. Selon l’INRS, l’appel aux secours et les compressions thoraciques ne doivent pas attendre l’arrivée du défibrillateur: chaque minute perdue réduit les chances de survie.
Toute personne présente, même sans formation médicale, peut et doit agir.

- Installer la victime sur le dos, sur une surface ferme
Allongez la victime à plat dos sur le sol, de préférence sur une surface dure. Un sol bétonné ou carrelé est bien plus efficace qu’un canapé ou un fauteuil: la fermeté du support conditionne directement l’efficacité des compressions. - Placer les mains et commencer les compressions thoraciques
Posez le talon d’une main au centre du thorax, l’autre main par-dessus, doigts entrelacés. Comprimez fermement et régulièrement, sans interrompre les compressions inutilement. Le CFRC rappelle que les interruptions doivent rester les plus courtes possible. - Suivre les consignes de l’opérateur du 15 ou du 112
L’opérateur guide en temps réel: rythme, profondeur, ventilation. Placez le téléphone en haut-parleur pour rester auprès de la victime tout en recevant les instructions. - Se relayer entre collègues sans interrompre les compressions
Le massage cardiaque est physiquement exigeant. Organisez un relais avec un collègue toutes les deux minutes pour maintenir une qualité de compression constante jusqu’à l’arrivée du DAE ou des secours.
Le DAE complète la réanimation, mais ne la remplace pas. Les compressions thoraciques restent essentielles entre les analyses du défibrillateur et après chaque choc délivré, jusqu’à la prise en charge médicale.
Le défibrillateur automatisé externe (DAE) est conçu pour guider n’importe quelle personne présente sur les lieux, sans formation médicale préalable. En France, toute personne peut légalement l’utiliser dès qu’il est disponible, selon l’INRS et le ministère chargé de la santé.
Il ne remplace ni l’appel au 15 ou au 112 ni les compressions thoraciques déjà en cours: il s’intègre dans la chaîne de survie sans l’interrompre.

- Allumer l’appareil dès sa réception
Ouvrez le boîtier et appuyez sur le bouton de mise en marche. Le DAE émet immédiatement des instructions vocales claires. Suivez-les pas à pas: elles indiquent comment placer les électrodes sur le thorax dénudé de la victime, exactement à l’endroit figuré sur les illustrations de l’appareil. - Rester à distance pendant l’analyse et le choc éventuel
Dès que les électrodes sont posées, le DAE analyse le rythme cardiaque. Pendant cette phase, ne touchez pas la victime et assurez-vous que personne d’autre ne la touche. Si l’appareil conseille un choc, il le délivre automatiquement ou vous demande d’appuyer sur un bouton selon le modèle. La même consigne s’applique: écartez-vous. - Reprendre les compressions thoraciques immédiatement après l’analyse
Que le DAE ait délivré un choc ou non, reprenez les compressions dès qu’il vous le demande. Poursuivez entre chaque analyse du DAE et jusqu’à la prise en charge par les secours ou au retour d’une respiration normale, comme le précisent l’INRS et le CFRC.
Pour les équipes appelées à intervenir régulièrement, une formation aux gestes de premiers secours avec DAE permet de gagner en assurance et en efficacité dans ces premières minutes décisives.
La défibrillation ne clôt pas l’intervention. Un choc délivré peut rétablir un rythme cardiaque, mais rien n’assure que ce rythme restera stable jusqu’à l’arrivée des secours.
C’est pourquoi le protocole face à un arrêt cardiaque au travail ne s’arrête pas après l’utilisation du DAE: les compressions thoraciques doivent reprendre immédiatement après chaque choc et se poursuivre jusqu’à la prise en charge par le SAMU ou au retour d’une respiration normale, comme le précisent l’INRS et le CFRC.
Pendant cette attente, ne laissez pas la victime sans surveillance. Si son état évolue, suivez les nouvelles consignes vocales du DAE.
À l’arrivée des secours, transmettez trois informations clés: l’heure approximative de la découverte, les gestes réalisés et le nombre de chocs délivrés par le DAE. Ces données orientent directement la prise en charge médicale.
HEART PROTEKT va plus loin: ses appareils permettent de récupérer l’électrocardiogramme enregistré pendant l’intervention, une donnée transmissible au SMUR pour appuyer le diagnostic.
Enfin, l’événement ne se referme pas une fois les secours partis. Les collègues impliqués dans la réanimation peuvent vivre une charge émotionnelle importante.
HEART PROTEKT propose un accompagnement psychologique post-événement pour les témoins et les masseurs, en vue de gérer cette dimension humaine souvent négligée.
Un défibrillateur présent mais inaccessible, non déclaré ou jamais testé ne sert à rien face à un arrêt cardiaque au travail. Selon l’INRS, l’employeur doit organiser les secours et mettre à disposition un matériel adapté aux risques, facilement accessible et signalé.
- Étape 1, choisir un emplacement accessible et signalé
Placez l’appareil sur le trajet le plus court depuis les zones de travail, en accès permanent et hors local fermé. Vérifiez que la signalétique reste visible et que rien n’encombre l’appareil. - Étape 2, déclarer l’appareil et informer les équipes
L’inscription au GEO DAE rend le DAE repérable par les secours. Faites connaître son emplacement aux salariés et désignez des référents formés aux gestes qui sauvent. - Étape 3, documenter la maintenance et la traçabilité
Le contrôle passe par un simulateur cardiaque qui teste asystolie, fibrillation et rythme sinusal. HEART PROTEKT photographie le boîtier et l’appareil, puis transmet le compte rendu au client, avec suivi du parc par logiciel de gestion.
Un DAE accessible, déclaré, testé et documenté reste mobilisable le jour où chaque minute compte.
La plupart des retards évitables ne viennent pas d’un manque de courage, mais d’hésitations précises que l’on peut corriger avant l’urgence.
- Attendre un pro de santé avant d’agir
Selon l’INRS, toute personne peut utiliser un DAE, même sans formation médicale. Attendre l’infirmier ou le sauveteur secouriste du travail fait perdre des secondes décisives. L’appel au 15, au 18 ou au 112 et les compressions thoraciques s’enchaînent sans délai, dès la constatation de l’inconscience. - Hésiter à déclencher le DAE par peur de mal faire
L’appareil analyse lui-même le rythme cardiaque et ne délivre un choc que si nécessaire. Il guide l’utilisateur par instructions vocales. Ne pas l’allumer par crainte, c’est supprimer le maillon le plus efficace de la chaîne de survie. - Interrompre les compressions pour déplacer la victime
Sauf danger immédiat, la victime ne se déplace pas. Chaque interruption prolongée des compressions réduit les chances de récupération. L’INRS rappelle que la continuité de la réanimation cardio-pulmonaire reste prioritaire jusqu’à la prise en charge par les secours. - Négliger le retour d’expérience et le soutien post-événement
HEART PROTEKT propose un accompagnement psychologique avec l’intervention d’un psychologue pour les collègues ayant participé aux gestes de secours, car l’impact émotionnel d’un tel événement ne disparaît pas avec l’arrivée du SMUR.
Que faire si une personne inconsciente respire de façon anormale au travail?
Une respiration anormale, qu’elle soit lente, bruyante ou irrégulière, doit être traitée comme une absence de respiration normale. C’est un signal d’arrêt cardiaque, pas celui d’un simple malaise.
La distinction est importante: attendre pour vérifier, c’est perdre des secondes décisives.
La marche à suivre est la suivante. Sécurisez d’abord la zone pour éviter un second accident.
Vérifiez ensuite l’état de conscience en parlant à la victime et en la stimulant doucement. Appelez immédiatement le 15 ou le 112, de préférence en haut-parleur pour garder les mains libres.
Commencez sans attendre les compressions thoraciques, en appuyant fort et vite au centre du thorax, et envoyez quelqu’un chercher le défibrillateur le plus proche.
Une personne non formée peut-elle utiliser un défibrillateur automatisé externe?
Oui, sans restriction. En France, toute personne, qu’elle soit médecin ou sans aucune formation médicale, est habilitée à utiliser un DAE.
L’appareil guide son utilisateur étape par étape, vocalement et visuellement, depuis la mise en place des électrodes jusqu’à l’analyse du rythme cardiaque. Il ne délivre un choc électrique que si la situation l’exige réellement.
Attendre l’arrivée d’un professionnel de santé avant d’y toucher serait une erreur grave. Le DAE est précisément conçu pour que l’action soit possible même sans compétences médicales.
Qui doit appeler le 15 ou le 112 lors d’un arrêt cardiaque en entreprise?
La première personne disponible le fait, sans hésiter. S’il y a plusieurs témoins, l’un appelle les secours pendant qu’un autre commence les compressions thoraciques.
Ces deux gestes doivent se faire simultanément, pas l’un après l’autre. L’appel en mode haut-parleur permet de rester auprès de la victime et de suivre les consignes données par le régulateur médical en temps réel.
En entreprise, l’employeur a l’obligation d’organiser les secours et de s’assurer que les collaborateurs savent qui appeler et comment réagir.
Quand faut-il arrêter les compressions thoraciques?
Vous continuez les compressions thoraciques jusqu’à l’une des situations suivantes: les secours pros prennent le relais, le défibrillateur vous demande de vous écarter pour analyser le rythme cardiaque, ou la victime présente des signes évidents de reprise de conscience. Tant que ces conditions ne sont pas réunies, les compressions ne s’arrêtent pas, même si l’effort est important.
Le relais entre collègues est possible et recommandé pour maintenir une qualité de massage suffisante.
Comment vérifier qu’un DAE est accessible, signalé et prêt à fonctionner?
Un défibrillateur opérationnel répond à trois critères vérifiables. Il est signalé par un pictogramme normalisé, visible depuis les zones de passage.
Il est accessible sans obstacle, sans clé et sans code. Son voyant de contrôle est au vert, indiquant que l’appareil s’est correctement autotesté.
Ces points doivent être vérifiés régulièrement et consignés. L’inscription sur la plateforme GEO DAE permet aussi de le localiser sur la carte nationale des défibrillateurs, ce qui allège son repérage par les secours comme par les témoins.
La signalétique et l’accessibilité sont des obligations réglementaires pour les établissements recevant du public. Un défibrillateur mal signalé ou enfermé dans un local fermé à clé n’est pas un défibrillateur disponible.
Pourquoi la maintenance et la traçabilité du défibrillateur sont-elles importantes?
Un DAE non maintenu peut analyser correctement un rythme cardiaque sans être en mesure de délivrer le choc, notamment si la batterie est insuffisante ou si les électrodes sont périmées. La maintenance ne consiste pas seulement à vérifier l’état visuel de l’appareil: elle doit inclure un contrôle fonctionnel réel.
HEART PROTEKT effectue ses maintenances avec un simulateur cardiaque qui reproduit différents rythmes, dont la fibrillation ventriculaire, l’asystolie et le rythme sinusal. Cela permet de confirmer que l’appareil analyse correctement chacun de ces rythmes et y répond de manière appropriée.
L’état du boîtier et de l’ensemble des éléments est photographié et transmis au client à chaque intervention, ce qui équivaut à une traçabilité concrète et vérifiable. En cas d’utilisation sur une victime, HEART PROTEKT récupère également l’électrocardiogramme enregistré par l’appareil, qui peut être transmis au SMUR pour appuyer le diagnostic médical.
Enfin, un accompagnement psychologique est proposé aux collègues ayant participé à la réanimation, car l’implication émotionnelle dans ces situations réclame souvent un soutien structuré.
Cinq gestes, dans le bon ordre, et chaque minute compte. Sécurisez la zone, vérifiez la conscience et la respiration, alertez le 15 ou le 112, commencez les compressions thoraciques et utilisez le DAE dès qu’il est disponible. Ce protocole ne laisse pas de place à l’improvisation, car l’hésitation coûte plus cher que l’erreur.
La préparation, elle, se joue bien avant l’urgence. Un défibrillateur déclaré, accessible et régulièrement contrôlé reste la condition de base.
HEART PROTEKT accompagne les entreprises sur ce point, de l’installation à la maintenance, avec la récupération de l’électrocardiogramme enregistré pendant l’intervention pour appuyer la prise en charge médicale. Pour aller plus loin, contactez HEART PROTEKT via le site.
